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18 février 2026
H2S : le gaz qui tue sans prévenir
18 février 2026L’hydrogène sulfuré sent l’œuf pourri. À faible concentration, c’est une nuisance olfactive. À forte concentration, c’est un gaz toxique, corrosif, capable de tuer. Pourtant, des milliers de sites industriels, de stations d’épuration et de réseaux d’assainissement en France y sont exposés chaque jour. OdoSph’Air, fondée en 2019 à Buhl en Alsace par Bernard Goetschy, biologiste fort de plus de 30 ans de terrain, s’est spécialisée dans ce combat invisible et indispensable.
Un problème industriel largement sous-estimé
L’H2S est produit naturellement dans les réseaux d’assainissement, les stations d’épuration, les sites de méthanisation, les centres d’enfouissement et de nombreux process industriels. Lorsque les eaux usées circulent en conditions anaérobies, c’est-à-dire sans oxygène, les bactéries sulfato-réductrices transforment les sulfates en sulfures, qui se dégagent ensuite sous forme d’hydrogène sulfuré gazeux.
Les conséquences sont multiples et souvent invisibles jusqu’à ce qu’il soit trop tard : nuisances olfactives pour les riverains, corrosion accélérée des ouvrages en béton et des installations métalliques, exposition dangereuse des personnels d’exploitation et, dans les cas les plus sévères, risque d’accidents graves. À partir de 150 ppm, l’H2S sature les récepteurs olfactifs et cesse d’être perçu : le risque devient alors silencieux.
En France, on recense plus de 400 000 kilomètres de canalisations d’assainissement, et le marché du traitement de l’eau et de l’assainissement a progressé de plus de 10 % entre 2024 et 2025 selon les données sectorielles. La méthanisation, en plein essor, représente aujourd’hui près de 2 000 sites en France, dont beaucoup sont confrontés à des teneurs élevées en H2S dans leur biogaz. Un terrain d’action considérable pour les spécialistes du traitement.

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Trente ans de terrain et la création de trois entreprises : le parcours de Bernard Goetschy
Biologiste de formation, diplômé de l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, Bernard Goetschy a consacré l’essentiel de sa carrière au traitement des odeurs et de l’H2S dans les environnements industriels et urbains. Après plus de 12 ans au sein du groupe Veolia, où il a travaillé avec les grandes métropoles françaises, Nantes, Lyon, Rennes, Lille, Strasbourg, Saint-Nazaire, mais aussi sur des marchés à l’export sur les cinq continents, il fonde OdoSph’Air en octobre 2019.
Le choix de l’indépendance n’est pas anodin. Dans un marché dominé par quelques grands groupes, OdoSph’Air se positionne comme un bureau d’expertise indépendant, capable de recommander la solution la plus adaptée à chaque situation et non la solution maison. Un positionnement qui séduit aussi bien les collectivités que les industriels, lassés de réponses standardisées sur des problématiques qui, par nature, ne le sont jamais.
Cette indépendance est d’ailleurs reconnue par les acteurs du secteur. La réglementation française impose des seuils d’émission d’odeurs de 500 à 1000 UOE/m³ (unités d’odeur par mètre cube, mesurées par olfactométrie selon la norme EN 13725), et les exploitants de sites industriels ou de collectivités ont besoin d’un regard extérieur objectif pour y répondre.
Une gamme complète de solutions, du diagnostic à la mise en service

La neutralisation d’odeurs par voie sèche
OdoSph’Air commercialise la gamme OdoRex, des neutralisants d’odeurs en solution aqueuse ou hydrophobe, appliqués sous forme de vapeur sèche. Contrairement aux systèmes classiques par brumisation humide, ce procédé ne consomme pas d’eau, un avantage décisif dans des environnements confinés comme les cheminées ou les bâtiments de grande taille. L’abattement des odeurs obtenu varie de 65 à 90 %, permettant de passer sous le seuil réglementaire de 500 à 1 000 UOE/m³. Les équipements sont mobiles, légers et modulaires, ce qui permet une mise en œuvre rapide et une adaptation à toutes les configurations.
Le traitement par adsorption sur médias imprégnés
Pour les flux canalisés chargés en polluants gazeux malodorants, OdoSph’Air propose des laveurs secs équipés de médias adsorbants imprégnés, alumine, charbon actif ou zéolithe selon les composés à traiter. Le spectre d’action est très large : COV (aldéhydes, cétones, amines, sulfures organiques), H2S, mercaptans. Les performances sont élevées : jusqu’à 99,8 % d’abattement pour l’hydrogène sulfuré, et plus de 97 % pour les COV. Ces médias fonctionnent même dans des conditions extrêmes, jusqu’à 55°C et 95 % d’humidité relative, ce qui les rend adaptés aux environnements industriels les plus contraignants.
La biofiltration sur charge minérale
Pour les débits d’air très importants, jusqu’à plusieurs dizaines de milliers de m³/h, OdoSph’Air propose un procédé de biofiltration sur lit minéral biologiquement actif. Ce traitement biologique permet d’abattre simultanément l’H2S et l’ammoniac (NH3) sur un même lit, avec des temps de contact courts de 7 à 20 secondes. Les taux d’abattement atteignent 99,8 % pour l’H2S et plus de 90 % pour l’ammoniac, avec une perte de charge faible et un encombrement réduit.
L’injection de réactifs en réseau d’assainissement
Sur les réseaux d’assainissement, OdoSph’Air propose une solution d’injection de réactifs directement dans les bâches des postes de relevage. L’originalité du système réside dans son automate d’asservissement développé en interne : les doses sont calculées en temps réel à partir de la mesure du débit et de la température des effluents, en intégrant même les effets de la pluie sur les temps de séjour. Un dosage optimisé qui réduit significativement la consommation de réactifs par rapport aux systèmes manuels ou pilotés de façon fixe.
Le capteur IoT H2S, autonome et communicant
OdoSph’Air propose également un capteur de mesure d’H2S compact (750 grammes), étanche, autonome jusqu’à deux à trois ans, et communicant par Internet. Placé dans les ciels gazeux d’ouvrages d’assainissement, de cheminées ou en extérieur en périphérie de sites, il permet un suivi en temps réel sur la plateforme dédiée myDatanet. Une solution de surveillance discrète et efficace, proposée également en location pour des diagnostics ponctuels.
La méthanisation : un marché en forte croissance, un défi H2S bien réel

La filière de la méthanisation est en plein essor en France. Selon les données de GRDF, près de 2 000 sites produisent du biogaz, dont 500 injectent du biométhane dans les réseaux de gaz. Or, l’H2S est omniprésent dans le biogaz issu des digesteurs : il détériore les moteurs de cogénération, accélère la corrosion des équipements et rend impérative l’épuration avant toute injection dans le réseau.
Pour répondre à cette problématique, OdoSph’Air propose deux approches complémentaires : l’injection d’un réactif innovant directement dans le digesteur, plus efficace que l’hydroxyde de fer traditionnel, sans apport d’oxygène et en mode automatique et l’utilisation de la gamme OdoCarb, des charbons actifs imprégnés à très forte capacité d’adsorption, capables de traiter des flux très concentrés en H2S (jusqu’à plus de 1 000 ppm) avec des durées de vie pouvant dépasser un an. Un média spécifique pour l’adsorption des siloxanes, avec une durée de vie deux fois supérieure aux charbons actifs standards, complète cette gamme.
Questions / Réponses
L’H2S est-il vraiment dangereux, ou seulement désagréable ?
Les deux, et c’est précisément ce qui le rend traître. À faible concentration, l’H2S est perceptible à l’odeur d’œuf pourri, ce qui constitue un signal d’alerte naturel. Mais à partir de 150 ppm environ, le gaz sature les récepteurs olfactifs et l’odorat cesse de fonctionner, on ne sent plus rien, alors que le danger est maximal. L’H2S est également corrosif : en présence d’humidité, il se transforme en acide sulfurique et attaque le béton, le cuivre et les installations métalliques. Les ouvrages d’assainissement peuvent ainsi se dégrader rapidement sans que les exploitants en aient conscience.
Quels types de sites font appel à OdoSph’Air ?
OdoSph’Air intervient sur une large palette de sites : stations d’épuration, réseaux d’assainissement et postes de relevage, centres d’enfouissement, sites de méthanisation, industries agroalimentaires, chimiques ou pétrochimiques, fast-foods (traitement des cheminées), bassins tampon, lagunes, silos à boues, bâtiments de stockage confinés. La diversité des procédés proposés permet d’adresser des situations très variées, aussi bien en termes de débit d’air à traiter que de concentration en polluants.
OdoSph’Air vend-il uniquement des produits ou propose-t-il aussi du conseil ?
Les deux. C’est même l’un des éléments différenciants de la société : OdoSph’Air réalise des diagnostics et des essais, en laboratoire ou directement sur site, pour valider la formulation ou le procédé le plus adapté avant tout investissement. Des essais de validation peuvent être conduits sur des équipements en location. L’entreprise peut également assurer la conception et la pose du réseau d’extraction, la mise en route et le suivi de l’installation. Un vrai accompagnement de A à Z, loin du simple catalogue produit. Plus d’informations sur odosphair.com.
Comment choisir entre les différentes technologies proposées ?
Le choix du procédé dépend de plusieurs paramètres : le type et la concentration des composés malodorants, le débit d’air à traiter, la configuration du site (flux canalisé ou non, espace disponible, contraintes de température et d’humidité), les exigences réglementaires et bien sûr le budget. C’est précisément pourquoi OdoSph’Air commence systématiquement par un diagnostic avant de recommander une solution. Un laveur sec à médias imprégnés sera privilégié pour des flux canalisés à traiter avec de très hautes performances, tandis que les neutralisants d’odeurs en voie sèche seront plus adaptés à des sources diffuses ou à des configurations où une installation fixe n’est pas envisageable.




