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23 février 2026
Leader français de la distribution de films plastiques industriels
1. Vous êtes sur le marché depuis 1949, comment le secteur des films plastiques a-t-il évolué depuis vos débuts ? Qu’est-ce qui a le plus changé dans les attentes de vos clients ?
À l’origine, Pascon était spécialisée dans le revêtement mural et le papier peint — c’était encore le cas lors du rachat par mon grand-père en 1991. L’entreprise a ensuite progressivement évolué vers les films plastiques, d’abord en PVC, puis vers des matériaux de plus en plus techniques comme le polyuréthane ou l’EVA. Le secteur a ainsi opéré une véritable mutation : des produits de base centrés sur l’étanchéité, on est passé à des matériaux hautement spécialisés répondant à des propriétés précises — anti-UV, antibactérien, ignifugation aux normes M1/M2, ou encore résistances chimiques extrêmes. Ce qui a le plus changé, c’est sans doute l’exigence en matière de traçabilité et de conformité réglementaire : normes REACH, certifications ISO, biocompatibilité… Aujourd’hui, les clients ne cherchent plus seulement un film ; ils veulent une solution certifiée et sécurisée pour leur application finale.
2. Vous travaillez avec des secteurs très différents, du médical au nucléaire en passant par l’événementiel. Comment vous adaptez-vous à des cahiers des charges aussi variés ? Y a-t-il des demandes qui vous ont particulièrement marqué ?
Notre capacité d’adaptation repose avant tout sur la richesse de notre catalogue : Pascon stocke plus de 500 références réparties en trois grandes familles, PVC, Polyuréthane et Polyoléfine/EVA. Nous collaborons depuis plus de 30 ans avec des fabricants de polymères européens, ce qui nous a permis de développer une expertise approfondie sur l’ensemble des produits que nous proposons. C’est cette connaissance fine des matériaux qui nous permet d’identifier avec précision le film le plus adapté à chaque besoin client, quelle que soit la complexité ou la spécificité du secteur concerné.
3. Votre positionnement de grossiste n°1 en France, c’est basé sur quoi exactement ? Le volume, la diversité des références, le service client ?
Notre principal atout, c’est la diversité de notre catalogue. Nous sommes les seuls à pouvoir proposer la plupart de nos références à des professionnels qui n’ont ni la capacité de stockage ni les moyens de s’approvisionner directement auprès des fabricants. Nous sommes également distributeurs exclusifs de certaines gammes, comme le Platilon en polyuréthane. Mais au-delà du catalogue, le service client est au cœur de notre modèle, articulé autour de deux axes clés : la réactivité, grâce à un entrepôt de 1 000 m² idéalement situé près de Paris (au carrefour des autoroutes A1, A4 et A10), et l’atelier de découpe intégré, qui nous permet de proposer du sur-mesure en largeur de laizes, un service rare pour un pur grossiste, très apprécié de notre clientèle.
4. Vous venez de lancer des films PVC bio-sourcés. Concrètement, qu’est-ce qui change pour vos clients industriels par rapport aux films classiques ? Est-ce que ça impacte leurs process de production ?
Concrètement, rien ne change et c’est précisément là que réside toute la force de cette innovation. Notre fournisseur a réussi à mettre au point un produit en tout point identique au film PVC traditionnel, aussi bien sur le plan technique qu’esthétique. La technologie reste encore récente et peu répandue, ce qui explique des tarifs et des minimums de commande plus élevés que pour les équivalents classiques. Nous travaillons néanmoins activement à rendre ces films bio-sourcés accessibles au plus grand nombre, notamment en diversifiant nos sources d’approvisionnement.
5. Le « made in France », c’est important pour vous chez Pascon ? Quelle part de vos produits est fabriquée en France aujourd’hui ? Est-ce que vos clients industriels sont sensibles à cet argument ?
Absolument, c’est une valeur centrale pour nous. Environ 15 % des films plastiques que nous commercialisons sont 100 % made in France ; le reste est produit par des fournisseurs européens en Espagne, en Allemagne et en Italie. Nous faisons en sorte de limiter au maximum les importations hors UE. Ce qui est déterminant à notre niveau, c’est surtout la capacité de notre stock. Ces dernières années, les tensions géopolitiques ont mis en lumière la fragilité des chaînes d’approvisionnement mondiales. En maintenant un entrepôt en France, nous permettons aux acteurs du nautisme, du médical et de l’industrie de sécuriser leurs lignes de production, sans dépendre des aléas du grand import.
6. Vous collaborez avec des usines du monde entier pour anticiper les évolutions du marché. Quelles sont les grandes tendances que vous voyez arriver dans les prochaines années pour les films plastiques industriels ?
La tendance la plus structurante, c’est clairement l’essor du bio-sourcé. En 2025, ces produits représentent déjà environ 10,8 % du chiffre d’affaires du secteur, avec une capacité de production qui a doublé depuis 2023. Nous anticipons une croissance exponentielle dans les années à venir. Qu’il s’agisse de répondre aux nouvelles normes européennes ou de renforcer leur image de marque, les industriels intègrent désormais l’écologie comme une priorité incontournable dans leurs cahiers des charges. On le voit déjà avec la progression des films TPU (polyuréthane), qui s’imposent comme une alternative plus écologique et plus résistante au PVC dans les secteurs techniques comme le sport ou le nautisme. Les normes d’isolation thermique génèrent également une forte demande pour les films pare-vapeur et sous-toiture, notamment pour des membranes bio-sourcées ou recyclées, encore sous-représentées dans le négoce traditionnel.
7. Si vous deviez imaginer Pascon dans 10 ans, à quoi ressemblerait l’entreprise ? Quelles sont vos ambitions pour continuer à rester le leader sur ce marché en pleine mutation ?
Après presque 80 ans d’existence, il n’est pas question de nous reposer sur nos lauriers. Au contraire, nous entendons rester en veille permanente sur les innovations et les évolutions de marché pour continuer à anticiper les besoins de nos clients. Nos ambitions pour les dix prochaines années s’articulent autour de trois axes : généraliser le bio-sourcé à l’ensemble de notre catalogue, élargir encore notre offre en nous positionnant sur des secteurs porteurs comme le bâtiment, la signalétique ou l’agriculture, et renforcer notre expertise technique pour toujours mieux conseiller notre clientèle. Nous prévoyons également d’étoffer notre équipe commerciale, afin de maintenir le niveau d’excellence du service client qui fait notre réputation.


